AUX MASSACREURS DJIHADISTES :

« VOUS AUREZ PLUS TÔT FAIT DE METTRE LE SOLEIL EN UN TROU QUE D’ENTERRER LES LIBERTÉS FRANÇAISES ».

Cette phrase terrible adressée jadis à Paris aux ennemis de la France par le vieux chevalier de l’Estoile prend pour moi, depuis les premiers coups de feu sur le boulevard Voltaire, tout son sens, toute sa profonde signification. Elle remonte du fond des âges mais prend tout soudain une épouvantable actualité.

Pour toutes celles et ceux qui comme moi ont encore dans la tête les rafales qui ont éclaté en bas de chez nous, boulevard Richard Lenoir, lors du massacre de Charlie Hebdo, ce sont des scènes de guerre qui se déroulent devant nos yeux et c’est une horreur qui recommence : sur le terre-plein du boulevard, les gendarmes  se déplacent en position de combat, armes prêtes à tirer, et sécurisent notre immeuble dont ils verrouillent les accès.

Depuis le 8 janvier 2015 ils montent la garde jour et nuit devant et à l’intérieur même de la résidence et de notre immeuble où se trouvent des « cibles » éventuelles des terroristes, et notamment nos voisins et amis de Radio J.

Le spectacle du calme professionnel de ces gendarmes déterminés et méthodiques est tout à la fois rassurant et glaçant et plus d’un parmi nous en a les larmes aux yeux, de rage et aussi, d’effroi: cette fois c’est certain, nous sommes en guerre.

Leur bravoure nous réconforte mais la colère monte. Sur le trottoir des cris et des malédictions résonnent.

A deux cents mètres de là, pour la joyeuse bande de spectateurs plein de vie et de gaité qui venaient écouter un concert de rock et faisaient tout à l’heure la queue devant le Bataclan, en buvant et en mangeant, en riant et en chahutant, spectacle familier aux habitants du quartier, l’enfer commence.

 

À Richard Lenoir, en cette nuit terrible du 13 novembre 2015.

 

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